Le projet en Bref 
2024-2026 RÉNOVATION DE L'ÉCLAIRAGE PUBLIC
| La commune de Toussus-le-Noble a engagé en 2024 une rénovation complète de son parc d'éclairage public. Ce chantier pluriannuel répond à un triple objectif : moderniser des installations vétustes, réduire très significativement la consommation d'énergie, et préserver la biodiversité nocturne. Un engagement technique, financier et écologique au service des habitants et de l'environnement. |
Un investissement soutenu à 65%
- Coût total du projet 448 757 €HT (538 508 € TTC)
- Subvention État (DSIL et DETR) − 180 000 €
- Subvention Île-de-France − 98 557 €
- Certificats d'Économies d'Énergie attendus − 12 000 €
- Reste à charge pour la commune 158 200 €
En considérant un tarif d'électricité constant (240 €/MWh en 2026), les économies d'énergie génèrent une économie d'environ 19 k€/an — sans compter la baisse des coûts de maintenance grâce à la télégestion et à la fiabilité des équipements LED. Le projet est dont rentabilisé en environ 8 ans, voire 6 si on prend en compte une augmentation de 10% des tarifs de l'énergie dans les prochaines années.
Constat en 2020 : un parc d'éclairage vétuste, source de dépenses et de pannes
La commune dispose de 340 points lumineux d'éclairage public, 7 armoires de commande reliées à 8,6 kilomètres de réseau souterrain, et 8 projecteurs pour les équipements sportifs extérieurs. Avant la rénovation, ce patrimoine présentait des signes sérieux d'usure.
Les 340 points lumineux reposaient sur des technologies variées et pour la plupart vieillissantes : 147 lampes CMDT, 105 lampes CDOTT, 29 lampes SHP (sodium haute pression), 28 lampes CPO-T, 2 lampes ABS — et seulement 21 points déjà équipés en LED. Les 8 projecteurs des courts de tennis étaient quant à eux des lampes HPIT (iodures métalliques haute pression). Toutes ces sources à décharge avaient perdu une grande partie de leur luminosité en fin de vie, tout en continuant à consommer autant d'électricité et avaient un taux de pannes élevé entraînant des interventions de maintenance fréquentes et coûteuses.
Un chantier en quatre phases, de 2025 à 2026
En juillet 2024, après appel d'offres, la commune a confié ce marché de maintenance et de modernisation de l’éclairage public à l'entreprise Prunevieille (Montlhéry, Essonne).
- Phase 1: janvier – mars 2025
- Audit complet (3 mois) : vétusté, conformité électrique, mesures d'éclairement — pour identifier ce qui peut être conservé.
- Révision du Schéma Directeur d'Aménagement Lumineux (SDAL).
- Géoréférencement de classe A de tous les réseaux souterrains (précision < 40 cm).
- Phase 2 : avril – juillet 2025
- Finalisation du programme de rénovation en fonction du résultat de l’audit
- Commande du matériel en avril.
- Installation des nouvelles armoires en juillet 2025.
- Phase 3 : novembre 2025 – mars 2026
- Note : retard de plusieurs mois de la phase 3 dû aux délais de livraison chez le fabricant de lanternes
- Pose des 320 nouvelles lanternes et 61 nouveaux mâts. Priorité aux plus énergivores.
- Recyclage des anciens équipements via filières agréées (Récylum).
- Phase 4 : mars – juin 2026
- Réglages fins de l'orientation de toutes les lanternes.
- Étiquetage physique de tous les supports
Les choix techniques : homogénéité, sécurité, respect de la nuit
Pourquoi la LED change tout, au-delà de l'énergie. En plus de diviser la consommation par trois à quatre, les luminaires LED offrent une durée de vie garantie de 75 000 heures — soit cinq fois celle des lampes à décharge — ce qui réduit drastiquement le nombre de remplacements et de pannes. Leur allumage est instantané, sans délai d'amorçage, et leur lumière restitue mieux les couleurs, améliorant le confort visuel et la capacité des automobilistes et piétons à percevoir leur environnement. Enfin, contrairement aux lampes à décharge, elles ne contiennent pas de mercure, ce qui facilite leur recyclage en fin de vie.
Armoires électriques et supports. Les 7 armoires de commande étaient devenues trop petites pour accueillir les nouveaux modules de télégestion, indispensables à une gestion moderne du réseau. Enfin, dans le quartier des Demeures, 61 mâts — devenus vétustes, et trop étroits pour recevoir les coffrets de commande, placés en pied de mât, pour les nouveaux luminaires LED — devaient être remplacés. Les 217 autres mâts, encore en bon état, ont en revanche été conservés.
Un modèle unique de lanterne : l'ITEM d'Eclatec. Toutes les voies rénovées reçoivent le même luminaire LED décoratif résidentiel, garantissant une cohérence visuelle à l'échelle de la commune et simplifiant la maintenance. La lanterne ITEM est installée soit sur lyre (bras courbe de 50 cm fixé en tête de mât), soit avec attache arrière directement sur le support. L'utilisation de la lyre rehausse le point lumineux, ce qui améliore sensiblement l'uniformité de l'éclairage.
L'uniformité, clé de la sécurité nocturne. Ce paramètre mesure le rapport entre la zone la moins éclairée et le niveau moyen d'une voie. Un éclairage uniforme supprime les zones d'ombre qui peuvent surprendre piétons et conducteurs. Il est tout aussi important que le niveau d'éclairement moyen lui-même.
Température de couleur inférieure ou égale à 2 700 K. Une lumière trop "froide" (au-dessus de 3 000 K, teinte bleutée) perturbe significativement la faune nocturne plus attirée ou désorientée par les longueurs d'onde bleues, et affecte également le sommeil des riverains en inhibant la production de mélatonine. La commune a retenu deux températures de couleur, qui permette d’assurer la sécurité et le confort visuel des habitants : 2 700 K pour les voies de circulation et 2200 K pour les sentes piétonnes.
Passages piétons : la lanterne ITEM à 4 000 K. La même lanterne ITEM est retenue, avec une température de couleur de 4 000 K (blanc neutre) pour une meilleure restitution des contrastes et une visibilité accrue des piétons — une exigence de sécurité.
Signalement des pannes via IntraMuros. À partir de mi-mars 2026, une fois l'étiquetage de tous les supports terminé, les habitants pourront signaler une panne d'éclairage via l'application communale IntraMuros en indiquant le numéro figurant sur l'étiquette du candélabre concerné.
Un marché de rénovation avec des entreprises et du matériel français.
- Lanternes LED ITEM : Eclatec, fondé à Nancy en 1927, usine à Maxéville (Grand Est).
- Modules de télégestion : Lacroix, groupe nantais, fabricant français de gestion des réseaux d'éclairage.
- Armoires de commande : Redilec, fabricant français spécialisé dans les armoires d'éclairage public.
Le nouveau SDAL : adapter l'éclairage aux usages réels de chaque voie
Le Schéma Directeur d'Aménagement Lumineux (SDAL) est le document de référence qui définit, pour chaque voie et chaque sente de la commune, le niveau d'éclairement requis en fonction de son usage et de sa fréquentation. Sa révision, menée en début de chantier, a conduit à reclasser plusieurs voies pour coller davantage à la réalité de leur trafic.
- Des voies « secondaires » reclassées en voies « principales » (ex. rue Farman, rue Esnault-Pelterie…) : niveau d'éclairement relevé de 10 à 15 lux pour mieux correspondre à leur fréquentation effective.
- Des voies « faiblement circulées » reclassées en « secondaires » (ex. allée des puits, imp. St Germain, imp. E. Hemingway…) : niveau relevé de 7,5 à 10 lux.
- Candélabres à double point lumineux (route de Villiers, rue Esnault-Pelterie…) : la lanterne côté piéton est passée à 7,5 lux — niveau suffisant pour la sécurité des piétons tout en réduisant l'impact lumineux sur l'environnement.
Ces reclassifications permettent d'appliquer à chaque espace exactement le niveau d'éclairement nécessaire — ni trop, ni trop peu — contribuant ainsi à la fois à la sécurité des déplacements, à la réduction de la consommation d'énergie et à la préservation de la trame noire.
Maîtrise du budget : des choix raisonnés à chaque étape
La commune a veillé à optimiser le rapport coût-bénéfice à chaque décision du projet. L'audit initial a permis d'identifier précisément ce qui pouvait être conservé : les 217 mâts encore en bon état ont ainsi été maintenus, seuls les 61 mâts du quartier des Demeures — trop étroits pour accueillir les nouveaux coffrets en pied de mât — ont été remplacés. De même, les 20 lanternes déjà en LED ont été conservées, limitant le remplacement aux 320 points lumineux qui en avaient réellement besoin.
Sur la télégestion, le choix d'une gestion à l'armoire plutôt qu'au point lumineux individuel a représenté une économie significative : 13 000 € HT contre 70 000 € HT pour une solution pied de mât, soit 57 000 € économisés. La gestion pied de mât consiste à équiper chaque candélabre d'un module communicant permettant de le piloter individuellement : détecter une panne au candélabre précis, moduler l'intensité rue par rue, créer des scénarios d'éclairage différenciés par quartier. C'est un outil pertinent pour les grandes villes avec des milliers de points lumineux et des usages très hétérogènes — pas pour une commune de la taille de Toussus-le-Noble, où la gestion à l'armoire assure déjà toutes les fonctionnalités nécessaires. Si la commune souhaitait évoluer vers cette solution à l'avenir, les lanternes ITEM sont d'ores et déjà pré-équipées pour l'accueillir, sans remplacement du matériel.
| 🎾 Courts de tennis La rénovation de l'éclairage des tennis fait partie du projet. L'étude photométrique réalisée par le prestataire a permis de réduire radicalement la puissance installée tout en respectant les critères de la Fédération Française de Tennis (300 lux minimum en tout point du terrain).
L'intervention nécessite un échafaudage de 12 mètres et 4 jours ouvrés consécutifs sans pluie ; les courts seront temporairement indisponibles. Les travaux sont espérés pour le printemps 2026 |
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| ⚡ La télégestion : piloter le réseau depuis le bureau
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